Archive for the 'Uncategorized' Category

Americani

May 7, 2012

(EXTRACTS)

The cover was the surface where dirt dry off and more organisms nestle. Animalistic probe ; Thus landscapes turned into scapegoats as lay as cities were dying; mirth birthed a frenesy of relief. The beast was thrilled dead like the odd one out. I walked on it, carved her hopes & teamed the piece as a wishing well. the journey was outraged by loops of demureness.

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Some talks about Empire : it’s definitely emphasized. [At the back of my mind, lines ran to and fro in Mexico city defining somehow what can be called South and North America. there's no real barrier and complex geographic boundaries don't even compel any linguistic limits. The northern parts trudge into some puzzling polarity while the southern entities seem more twofold, dichotimic.]

It took years to accept the remains as foretold pinnacles. grants of what was left to occur. the crime was in the city’s solution. Europe was snearing & it came down to a fall in Cordoba. I mistook the entry for the post, froze the figure, time(d) out the o’s & preened escapism. In the departure lounge I grew afraid of wilderness but the contents were at bay, the stakes were hight.

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Panamerican suites, beautiful bounties manned by numbers, they repaired the temple but love skim(med) thru the book & joy alienated mass prospectors once more.

The story that didn’t exist. A glass you’ve never used which hasn’t left you thirsty. The tale of a photo stream..? Now let’s just tell the story of a photo taken in Tierra Del Fuego imprint on your mind – from a six by seven negative. Further north, the roll was still  in the bag, the bag on the side of the road.  Stolen, they both dissapeared in a vehicule on the horizon line. A few cars, trucks, trains, planes 1 years after, the image reappeared in the midst of an hundreds of others shot a year after between Cairo & Cape Town. the recovery occured thru the work of a Milanese lab. Of course, I’ve never imagined much or pondered about its responsablity in the magic, but at this point the verbose prose is total non-fiction.

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The trailer may proceed from a comeback to the Americas with love and not to bother myself to add on those scripts & pages more eloquence about Europe.

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Stories never RE-told or somewhat unreported in the best manner for most of the spectators avund & bring anytime some of the unexpected participants to their own funeral sooner than awaited /anticipated.

 

 

There were the ritual accidents: roaming in the unfamiliar streets of Santiago, peeping thru the look of defeat one another could bear, and that smelled like a well known scent. I frowned at the turn of spearing sounds in the merry promenade (we) adjusted to formal impetus with two supplemental visitors. A laughing dead stock compiled; Brotherhood or the wit of transcending murder is an alchimy well-informed people like to provoke.

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Insulting local culture when you’re a foreigner is the easiest, drawing respect is another story. French as Europeans, & other “civilized” people from America or China, Russia, sometimes compete for it at high level, misbehaving like non one else. There ain’t even the shadow of a doubt about who know better. Their prone usual take on Israelis tourists defuse all records. What’s all that indelible sense of suporiority ? If I had somebody to explain it to me, that wouldn’t make sense to tell why.

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The question is where (North) America has learnt to teach you what the Spanish had ruled out in those lands before its story frayed in the basket of global (un)consciousness. A conquest of the conquistador operadted by an army of techno-geeks Cervantes wouldn’t have suspected. Vicity is a sure shot if you’re in the moving business. though it may not be always that entertaining. You can’t get lost in the limbs of information when you’ve got to gain money and influence; irrelevant ? A brave new colony shuttled in a post modern world. The Americas are an inflation on pleasure. The problem is that it can not be pleasant for too many.

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JAPonceUPONaTIME

January 31, 2011

Le bruit de l’eau sous l’aiguille embrase mon sommeil. Le relief disparaît à chaque oscillation du regard. Du blanc automnal a l’envers déchiffrable désarme la confusion. Aux faux calmes : ils attendent, les requins sous la main, les dieux dans les yeux. Il ya des singes et des daims, un lichen du conte de fée au courant d’une humanité.

Je rêve de pieuvre entachée d’essence deux fois plus propre. Ca passe.

A nouveau hors de la mer, et encore aux pieds du volcan, ca commence à ressembler à la chasse aux taons. Un safari sur la brèche. Ils disent qu’il ni y en a plus. C’est un réel archipel.

Je vois l’horizon de mon pays satelisée où un choc à retardement s’oublie dans la mémoire collective. Omettre la possibilité de recommencer semble incongru. A deux doigts de la nauséee, si l’on devait vomir jusqu’à l’âge de pierre, la catastrophe ne serait que pathologique. Quand la prise en accepte trois ou en plus l’effet brandit de l’immortalité, comme un crétin, une baguette sous le bras, au milieu d’autres tant qu’ils veulent survivant un nouvel Hiroshima. C’est peu de le dire. Sagan au Japon, du porno pour les shtroumfs, et des mangues à l’Afrique.

C’est exactement cette sensation de vouloir à tout prix se reveiller , et puis d’y arriver. Ce n’est pas un complexe d’infériorité. C’est savoir que la complexité qui se veut superieure active sans doute un danger insoupçoné.

Kyoto arrivera bien vite. La ville est teinte. Elle raille d’émoi. Je suis le flot humain au terme de l’ennui. Refractaire urbain comme du temps qui ne s’est pas vraiment arrêté de changer. Comme si la première fois qu’être un touriste n’équivaudrait pas au cauchemar customisée du voyageur. En vouloir à la témérité et sagesse japonaise pour pouvoir l’expliquer. Aux maux visiteurs. A Jarmush à la télé, l’influence et les gestes incalculés, les gens bien, les voix dans la salle à manger, l’eau des insectes, la photosynthèse et la temporalité. Le bonheur d’être dépaysé, l’acceptance de l’étranger.

Passer sur le continent japonnais du coté qu’il reste à cultiver. Un détour par Osaka, il y a des films français à portée de main. D’Espagne et d’Italie. Une soirée à l’échoppe de la musique consommée. Pourquoi ont-ils des bus pour obèses américains et un système ferroviaire irréprochable !?! Pour qui le mot de passe de mon mail s’envole pendant 24h, lors de l’achat d’un billet d’avion en ligne ? Phrase à des fils de pute semi-professionnels sans cerveau. Phrase B : information obstruée pour l’amour de dieu et du temps qui passe. C’est presque irradié car le nerf s’étanche de l’effet d’une bonne droite Euclidienne et de gauche petits pieds.

Un résident temporaire japonais. Pas un fonctionnaire en vacation à Okinawa aux couleurs de la liberté. Ne plus s’interesser aux touristes pour une fois. Dormir dans une capsule et contempler la guerre civile. Et pas de casse-pieds à la sortie du bistrot divaguement sur la technologie probable et la probité des flux organiques.

L’orée des chants magnétiques. S’attirer de son, d’image et de gage à effet de serre. De quelle couleur sont les japonaises ? Etre chinois et faire comme si Hemingway serait une bande dessinée au pays du soleil levant, à la chasse aux submersibles. Composites. Un rêve pour de larges minorités. Il suffit juste de ne trop en parler là où il ne faut pas. Traquer un animal austral des tropiques aux îles Kounines. Le sens de l’humour et du divertissement jusqu’à la mort de l’argent. Le paragraphe où le sujet est en détention provisoire. Un siècle ou deux ca fait combien de génération (!) Combien de cons sur la brêche pour la vélocité du tiroir caisse qui s’emporte à la couleur du vent. Et du coup se détendent quand ma femme l’emporte au paradis. Un bonsai sous les yeux, ma tante vous la met bien profond. Une autre sarabande pour les gastronomes en culotte blanche, et pédophiles en phase terminale. Vous voulez de l’art, du sapin et une montagne de culpabilité, ne voyez Tokyo que par la fenêtre de son hotel

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Je me souviens, je me retrouve dans la cave à voir la bière décantée et l’état s’envoler. Au cinquante cinquième étage il y a toujours Google, un origami à  prendre pour Saint-Mathieu et une table colonisée d’amateur en devenir. Même si je dois les encadrer avec ou sans fondement, l’éclair est un pretzel glutenisée aux vocalises de micro(s) financiers.  Dais patisserie d’Enelope inconsequente. Noeud papillon pour pingouins et cravache pour Donald Duck, pour autant les japonnais auraient anticipé la suprématie anglicisée et la suprême assise de la connerie. Chiner les mots. Pindariser ta langue. Il y a en chinois du portugais, et fatigué, fatiguant à dormir n’importe où et à s’en foutre dans les poches autant qu’ils peuvent. C’est ceux qui attendent maintenant, que l’on observait avec respect et curiosité. Ils sont sans accroche à fournir du relief au cas où le combat s’en mêlerait à la foule.
C’est sérieux et ça en vaut bien la chandelle dans une ville plus belle que l’histoire.

Tokyo se réveille à chaque jour que je commence à rêver. Mon coeur faillible s’est oubliée au long de la grève. Une vague revolte di-sexuée se prend dans le maquis. Et ce qui est rare, s’echoue à la langueur la déprime de rebondir.

Le Japon est-il un passage qui finit bien. Un retournement du présage au moment de la mort des mouvements. Un leurre sans contour immobile pour rapace de queue et de tête. Les tentations des illusions  s’amassent aux rancoeurs des voisins et vous donnent le choix du prix à payé. La mort en automne et l’avis mode d’emploi, ni pont ni direction.

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Nullipare en terre

January 31, 2011

Donkey Shot

April 27, 2010

Cette revelation qu’on appelle devastation : sur quel pied danser quand la terre tremble ? Haiti est-elle une republique dominicaine ou un ex-protectorat jesuite ? Mon ex-belle mere vous l’aurait mise comme ca sa repartition des globules modales. Exploration sans communion, le sol comme nature morte, qu’est-ce qu’il partage entre collaboration et cohabitation ? Qui touche le fond comme une anguille derangee ? Pour tant de raisons enfouies sans permanence, un petit livre rouge en vogue deconfit, un petit livre noir est publie en serie limitee. Sous les couvertures on a ecrit “mon camp”. Sous les nuages on observe encore le nom du vent et de la pluie. Tous risques compris, le deluge est une apparition pour censeur intempestif. Les termes s’achevent sur les rochers, la tete dans l’eau, les pieds en l’air ; la suite ecaillee eclaire le serail. Un animal mord l’effort. Les sauveteurs sains, et sauf votre respect, s’ecartent du temps dans la machine. Des yeux flottent dans la poussiere et la graisse. Un sport collectif pour eteindre le feu pour etreindre la mer pour restreindre l’hiver.

 

 

Je partage l’ete avec l’equateur et passe le temps au Pakistan. Ni fer ni derangement de regiments, ni prendre le temps qu’il faut pour rouler sa bosse. Le personnage central ne discute pas. Les caracteres sont trempes dans la glaise mais les saisons se succedent sans frontiere. D’ailleurs ils s’en servent sans mystere comme le telephone et la femme du boulanger. Ils se la donnent sans trop tarder comme si le ciel allait s’emmeler.

America America, insectes etranges, mules en fievre, serpent present, ibex et compagnie. Gravir la montagne vite fait et voir le male puis la femelle. A l’oeil les briques sur le billet, Phoenix vert sur une plaque mouvante. La peau sur les os gris comme un chat la nuit. Le film colorise que tout le monde a oublie. L’innocence funeraire des monuments, ou les cimetieres vivants terminent dans la rue. Bienvenue et decu de n’y voir que l’histoire. Passes le sel, parles un peu et je te greffe le coeur sur le saint de ta mere. Le reve d’un noir siberien. Le reveil d’un paquet si silencieux de terriens.

 

 

S’y voir et en reprendre l’envers et l’endroit, a l’ombre des platanes, outre les droits d’auteurs et les comptes du malheur, gisent mensongent et pis encore. Si l’Angleterre etait un royaume, son roi s’en prendrait a la lune. Entre les planetes tu errais comme un publicite pour la reclame. De temps a autre, le voyage voir venir le voyageur et l’accident allant avec. Agent trouble.

J’ai rencontre un homme au faux-semblant indien americain. Un ane au pied de l’arbre. De l’argent dans la main. Un cheval de bois et une star de cinema ne ou ils ne faillaient pas. Une experience cinematique au bord de la crise de nerfs quand le film n existait pas. Il n’y aurait que des bandes de sauvages pour vous donner l heure, prendre les photos et se jouer du scenario. Vivre le moment du moment qu’y suit un instantane de souvenir. Avoir un ticket sans savoir si la match va etre televise ou si c’est une projection criminelle, revient a ternir la reputation du spectateur.

Donc ca fait bien froid dans le dos bien tiede. Il vous enregistre en vingt-quatre ou cinq images et heurts par seconde sans qu on se demande pourquoi. Je regarde par la fenetre a tout va et vient. L’ane et ce lourd euphemisme en pature, reprend haleine et tente encore. Je suis la suite avec la telecommande, et le courant incessant en petites coupures. Une perche, des travelos et lots d uniformes vert, bleu, gris, voilage en pagaille, va nu pied et pied de nez. Tailleur de pierre en robe chemise, le loup et Mickey mouche face devant. Derriere l’etale, une carte de route et un commandement de trop vous met la patte doigt en cul de sac.

 

 

Bivouac et priere avant l’Indus, ca ne peche plus en apnee. Aussi aux sediments, algues et de ce qui reste de la saison, un large bac a boue pour la peau des deplaces. L’asphalt tranquille et le reve d’un homme ridicule sur le chemin de la secession. Pas de paix, pas d’artifice, un centre commercial digne de ce nom : Peshawar et ses bordees de briques rouges oblongues lointainement agencees. Si neuf tout un chacun peut se demander ou le beton est mieux pare aux renovations et reconstructions. L’effet sans precedent demonte toute affluence au salon de the et censure epileuse inconsideree. Du sucre, de la cardamone et des thes, hindous en pleine celebrations, aux portes de la vielle ville les Sihks s’occupent de telephonie, portable et ephemere. Un fort imprenable et une eglise choyee. “Vous cherchez le consulat americain ?” ” Non, du cafe italien.” Le fonctionnaire osculte mon passeport comme un fan de Star Wars, Avatar, apres m’avoir glisse trois mots de francais. Trois militaires qui ont oublie L’Odyssee de l’Espace divaguent sur la marie-chaussee. Surprendre un aigle et ses bebes, des branches du septieme americain comme statuaire a une ere desincarrnee. Kim Talent au lieu et fait de Kim, planche sur l’historicite du bien-fondu. Abords de la ville et du bus multicolore, des ruines se dissipent de toutes parts a l’oree de nouveaux edifices. L’heure ingrate du desert s’oblige a l’immuable vacuite d’images et de souvenirs. La route ouverte n’est pas celle que j’ai choisi. Elle s’enfonce vers d’autres histoires aux accentures  trop mediatisees.

Ne pas oublier le monde et surtout les hommes, eventuellement les femmes, et bien sur les enfants. Deja l’actualite s’epenche sur Jane, une tennis woman (made in India) et Joe, un joueur de cricket pakistannais. Le singe est la television et Tarzan l’unisson. Jane & Joe veulent se marier mais Cheetah decouvre la pre-Jane (d’Indu-Pakistan). Le siege televisuel dure deux ou trois semaines et demi, divorce et marivaudages inclus, ou des cris a liberte de liane en liane resonnent jusqu aux eaux sages de la riviere du bonheur. De la balle, a savoir que c’est celle de la sportive qu’on utilise le plus souvent dans les rues de Lahore a Karachi, pour pratiquer le sport du sportif. Celle-ci consciencieusement et scrupuleusement enrobee de plusieurs couches de plastique adhesif. De la balle.

 

 

Contingent limite de touristes, deference locale parallele a l’abnegation indienne. Perdre les mots pour dire ce qu’ils restent a ne pas faire, dans un pays victimise de son etat, d’ou se propage la poudre d’escampette de la terreur, et de cette derniere qui prend un peu trop simplement le dessus sur ses quatres premieres lettres. L’echappee du desert se transforme en montagnes magnifiques aux gorges diformes et gigantesques. Et jusqu’a l’autre cote, apres des heures dans le blanc, a sous et sur exposer des films couleurs, le bleu des yeux a la merci du sol et du ciel, une reverberation sans remission, la lumiere se derobe et s’attrape dans la boite.

J’ai rencontre un homme au faux-semblant indien americain. Un ane au pied de l’arbre. De l’argent dans la main. Un cheval de bois et une star de cinema ne ou ils ne faillaient pas. Une experience cinematique au bord de la crise de nerfs quand le film n existait pas. Il n’y aurait que des bandes de sauvages pour vous donner l heure, prendre les photos et se jouer du scenario. Vivre le moment du moment qu’y suit un instantane de souvenir. Avoir un ticket sans savoir si la match va etre televise ou si c’est une projection criminelle, revient a ternir la reputation du spectateur.

A cricket on the ghat

February 14, 2010

Mixologie – C’est quoi ? L’Inde et ses troupes touristiques. Difficile d’écrire à propos de ce voyage. Difficile de comprendre quelque chose et cette culture vibrante , débordante,  souvent impassible. Le regard des gens : quelques mots pratiquement insignifiants pour un étranger entier, un touriste parfait, face a l’ampleur du territoire et de sa population.

L’Inde est déjà globale sans ses hordes de touristes occidentaux (ou autres). Alors Mixologie, c’est juste peut-être une illusion publicitaire pour le confort psychologique d’une minorité dans un environnement transitoire tel qu’un hotel de luxe.
Commment surpasser ces contrastes au bénéfice d’un tourisme d’ordre multiple ? Il faut leur demander aux indiens. Les visiteurs de six mois ou plus ou moins qui occupent le terrain, viennent donc de ces pays “riches” ou les differences éthniques et culturelles ne sont absolument pas prises en compte de la même manière (à prioiri).Comment c’est de rencontrer les choses, les gens quand on voyage. Pas de point, pas de point d’inderrogation. Le hasard et la morphologie, de la topographie et du climat, une histoire d’environement. J’ai “cassé” la rêgle de lecture, de ne pas lire les livres traduits. Et j’apprécie le SNOW d’Orhan Pamuk. Ca parle de l’autre bout de la Turquie où je n’ai jamais mis les pieds, au debut de ces contrées moyen-orientales que je souhaite depuis longtemps plus explorer, mieux connaitre, pour le dire de manière presque inexacte. Il s’agit de l’envie, du désir de déchiffarge (“déchifrement”) de l’autre, de la difference irrevocable, incontournable. Celle qui se dépasse, se dissipe de manière illusoire, après une brève rencontre avec une culture normalement si étrangère.
Bitches Brew de Miles Davis : cet énorme disque sans limite culminant dans l’instabilité, l’unicité et l’éthnicité multiple de ses couleurs faisant écho à cette sensation d’embrasser momentanément une autre culture. Dans le cas present il s’agit de l’Inde. En fait mon expérience sensible se trouve toujours à une distance certaine de ce sentiment, encore bien loin de “l’achèvement”. Le paroxisme du dit disque, semble donc impossible à transposer sur un bout de brèves étapes de vie relativement courtes, notament définies par des paramètres touristiques assez inévitables.
Si la musique est souvent un language sans parole ou sans le même sens que les mots nus (non adjacents à quelconque autre forme de communication), il ne reste qu’une espèce hybride de sensitivité éparse le plus souvent insaisisable dans sa réalité propre. Il ne sagit pas de quelqu’un, mais de quelque chose, d’un environnement particulier : “l’autre”, tout ce qui est semble-t-il, extérieur à soi-meme. Il ne s’agit pas vraiment d’essayer de comprendre, d’identifier ou d’apprendre ou de prendre sur soi, en l’occurence plutôt de froler, d’approcher réelement ces differences.
En retour, il doit y avoir quelque chose qui vous arrive évidement. C’est indéniable mais ca ne signifie pas automatiquement une meilleure connaissance de soi. La question n’est pas là. L’intérêt est ailleurs. Le voyage est une éducation (et si ce dernier mot presque une ignominie), c’est un point de vue bien trop vague et general pour traduire cette idée. Tout depend où, quand et comment. L’Inde vient à moi avec le bénéfice du doute constant, et avec plaisir, plus une expérience du voyage surement engrangée au cours des années précedentes. “L’observance” est-il un vocable correct ? Si non, il me semble alors encore plus juste pour évoquer la question. C’est apparement sans vraiment le savoir, que j’ai commencé à ecrire a ce sujet, en Afrique du Sud, il y a un peu plus de six mois. C’était en anglais et désormais c’est ma langue natale qui parle. Est-ce à cause d’Orhan Pamuk ? Peut-être, de son livre moins, de ses livres, beaucoup plus probablement. Comment lire un language qu’on ne comprend pas ? Comment “vivre” un pays, approcher sa culture sans maîtriser ou du moins envisager une compréhension élementaire de la langue ? Grande question et réponses que je ne cherche pas, solutions peut-etre… mais la vie est ailleurs. Le language ne semble pas être un handicap insurmontable, dans un pays aux nombreux idiomes regionaux, et marqué par une quasi omnipresence de l’anglais.
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Richmond, Virginie, mai 2005 : deux sikhs m’aident à attraper mon bus pour la capitale. Peu de mots prononcés mais en résulte un sentiment si étrange, inattendu alors que l’on m’a souvent répété que je devrai voyage en Inde. Et je m’obstine toujours à compléter une collection de photographies nord-americaines. Deux mois et demi plus tard, me conduisant à O’Hare, un coréen m’explique qu’il est ici pour gagner plus correctement sa vie, et eventuellement apprendre, mais qu’il n’aime pas le pays. Point de vue que je ne peux personellement partager.

Ces rencontres et bien d’autres instillent ma curiosité, et provoquent plus ou moins consciement le désir d’y voir un peu plus loin que l’occident comme on le nommait fréquement à la fin du vingtième siècle. Il semblerait que le terme est aujourd’hui employé à bon usage beaucoup plus sporadiquement.

Chinese Children une chanson drolatique et faussement prémonitoire ou un certain réalisme qui pourrait facilement prendre le dessus sur le sarcasme et l’incongruité apparente du propos. Si le language ne présente pas un obstacle définitif dans la decouverte de cet étranger, il implique une diversion inévitable, une approche inéluctablement “étrange”. Spéciale, distante par rapport à celui qui connait la langue, la démarche est plus fastidieuse, degagée, parallèle, Il m’est difficile de conceder au fait que je vais véritablement comprendre quelque chose, plutôt admettre que je crois atteindre un niveau de compréhension et d’interprètation. Les images demeurent le but ultime, un achévement en soi, qui n’augure aucune explication sérieuse ou de quelque façon profonde. C’est ce reflet biaisé de la réalité que la photographie permet d’obtenir. Les commentaires ou adjonctions verbales sont fortuits ou absolument dispensables. Il ne s’agit pas ici de parler des images elles-mêmes mais de l’expérience sensible, humaine, sociale et culturelle que leur réalisation à engendrée.
Il n’y a pas de photo de ce souvenir de Virginie, mais d’autres Sikhs croisés à Beyrouth ou Barcelone se sont insinués dans mes machines photographiques, ou encore dans le design d’une page web. Pourquoi ces quelques indiens parmi les plus emblématiques de leur pays d’origine ? Une drôle histoire, une histoire pas vraiment claire, si ce n’est cette attraction vers l’inconnu, une sorte de mythologie nouvelle, totalement hors de ma culture et flirtant avec le merveilleux dans mon imaginaire collect(if)eur.

http://julpkrauss.blogspot.com/2007/06/concrete-jungle.html

http://www.flickr.com/photos/julkrauss/3097056487/sizes/o/

http://www.julpkrauss.com/sunshine.html

http://julpkrauss.blogspot.com/2009/12/les-livres-de-la-jungle.html

Et cet élément imparable, le turban coloré ou immaculé, impeccable, surement installé, est le détonateur à ce titillement iconographique. C’est assez difficile de comprendre pourquoi. Je n’ai jamais vraiment lu ou vu de livres, films ou autres, peuplés de personnages ainsi appareillés. Une histoire de goût ? Un cliché vestimentaire oriental pour l’européen moyen du 19e et 20e siecles ? La tangeante entre ces sikhs croisés avant et en dehors de l’Inde et la confrontation avec la realité du pays, est incertaine et probablement inconsistante. “Le Paysan de Paris visite vos temples (hindous de préférence), et vous n’avez pas vraiment besoin de comprendre..” serait un extrait halluciné d’une brochure touristique s’adressant aux masses ocidentales. Evidement il y a toujours ceux ne pouvant se sentir que singulier par rapport à cette dénomination générale (quant bien meme attribuée à une dite masse). Et je ne vous parle même pas des habitués.
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Cela dit, les temples en question témoignent et ménagent subtilement une culture lontaine et complexe pour l’europeen moyen. Il y a aussi cet effet surprenant et indéfectible provoqué par la juxtaposition de deux cultures très distantes, reliées par des héritiers d’un passé colonial sous influence, et se laissant bercer par l’humeur que le pays décide de leur reserver avec tout ce que son histoire, son envergure contemporaine, sa multiplicité dans un monde équivoquement globale implique. Et c’est ici que l’Inde m’attire le plus, invoque le plus de curiosité et de diversité, quelque soit la region visitée.
Ce sentiment ne s’attenuera que subrecitement lors des visites succécives du Sri Lanka et du Népal. Probablement trop peu de temps et une actualite politique assez problematique. “L’Ouest” comme on l’appelait encore dans ma tendre enfance, a bel et bien mis les pieds dans le plat depuis longtemps, et n’a pas arrete d’y revenir, plus (ou moins) conscient de la portee de ses actes.
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http://julpkrauss.blogspot.com/2009/07/httpwww.html

http://julpkrauss.blogspot.com/2009/07/blog-post.html

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Il ya beaucoup de russes (et plus) avec des chapeaux de cowboy pour discothèque qui ne s’occupent absolument pas des vaches sur la plage, et puis  se préocupent encore tant du regard des autres. Il reste un hippie d’un autre age qui remonte trois ou quatre cents grammes d’algue sous les palmiers. Pas trop, et de l’ombre, bien assez, comme s’il s’agissait juste de temperer avec la montée des eaux. Il y a quelques indiens urbains en vacances, plutot discrets, voir timides, presque silencieux. Cette plage est soi-disant sacrée. Du moins celle d’à côté, et un peu comme une femme, celle de truffaut, elle n’a pas encore eu le loisir de se faire trop envahir. Meme le vendeur de peanuts se pointe très tôt, entre midi et deux, comme si l’on était supposé boire le Pastis dans l’heure qui suit. Et à la fin de journée, et pas du film, il y a un feu et puis certains regardent le soleil comme si c’était la dernière fois.
Parfois je ne réalise probablement pas bien à quel point mes compatriotes européens sont “perchés”, embaumés dans leur propre prétention et propension à ne pouvoir oublier leur héritage culturel, leur patrimoine ‘psycho-social au moins le temps d’un séjour “étrange” en vacances. Tout ca pour revenir paisible à la maison, être âme ou encore “etre âne”… C’est malgrè tout fantastique car ca évite possiblement de les voir muter en cas social, voir en pur psychopathe. Moi je suis un touriste professionnel, alors évidement les paramètres socioculturels, cette indulgence exagerée, je les laisse aux tendanciers finansciemment verbeux, aux medias, aux ecrivains célèbres, et autres ‘entertainers’ du monde contemporain.
En fait le sentiment conséquent à cette brève rencontre de Virginie avec deux sikhs, n’avait rien d’incongru. Il etait simplement inattendu, surtout après avoir croisé un escadron de manifestants aux intentions politiques impregnées d’une humeur indéniablement sarcastique. Un post-adolescent au couvre chef militaire qui rêve d’une carrière dans le mass-media et pose pour la photo devant le Museum of Fine Art. Pour couronner le tout un trio féminin de photographes du dimanche, attendant que la brise se meure pour imprimer leur image sur la pellicule ou le senseur de leur machine à photographier.
http://www.julpkrauss.com/1coup.html
(2nde série en partant de la gauche)
http://www.julpkrauss.com/silhouettes.html
(3eme série en partant de la gauche)
En outre mes intentions photographiques, tout à fait respectables, se succederont jusqu’à aujourd’hui, demain ou même après demain comme si de rien était.
Ou que l’on se promène, que l’on fasse des rencontres mémorables, ces deux mots (rencontre+mémorable) sont proprement adéquats pour la meilleure image à mettre en boîte. D’après, d’avant et du moment que c’est présent, ça finit toujours en passé plus que parfait.
Traverser la Corse, après un bref séjour sarde, avec une japonnaise ne parlant ni anglais, italien ou francais, mais captant plus que l’ensemble des bavards environnants, fut également une experience sans précédent. Les à-côtés des rencontres de la brève rencontre sont à la photographie, ce que les insultes sont au language : des instantanés pré-préparatoires antécedents au clic sous le bouton. Pour le mode d’emploi, je ne vous conseille pas de contatcter monsieur Perec, car comme vous le savez surement, il est mort depuis longtemps. Ces instants fixes, arrêtés en deux dimensions, font à chaque fois de ces images une exception, à vos yeux et à ceux de celles qui sont animées. Un point de vue presque oublié par beaucoup depuis des années, et n’y trouvant peu à redire alors la photographie devrait se satisfaire d’elle-même ? Ce cas de figure où la seule légende acceptable serait dans l’absolu, le moment, la date, l’heure ? Oui et presque pas, et bien sur beaucoup plus commence avec autre chose, l’environnement, la situation, les circonstances dans laquelle la photo est vue, montrée. En l’occurence, à l’heure actuelle, l’internet fait souvent office de grande décharge, presque publique et sans odeur.
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Une de mes photos les plus intéressantes, et dont la réalisation m’a amené a découvrir un bout de la Grèce differement, est cette effusion de lumière abstraite due a un mouvement brusque lors de la prise de vue.
L’image a été prise à deux, où même à trois, si l’on compte l’appareil. Un flic grec, peu decidé à faire preuve de patience ou ne tolerant que trop peu la photographie de sapin de Noël enguirlandé d’ampoules, s’est décement pris un coup de flash en pleine figure. Aussi ce badaud m’avait tiré par l’épaule juste au moment je testais le declenchement du flash sur le second rideau (sur le sapin municipal). Résultat : quatres heures au commissariat de cette ville du nord-est du pays pour une conversation sans intérêt (si l’on peut appeler ça une conversation) et une photo souvenir (l’horloge et le Jésus de la flicaille).
Brève d’ennui : je suis liberé du bureau ou du couloir (comme vous voulez) vers 7 h, ce qui me permet juste de louper mon bus pour rejoindre l’Adriatique, et donc sauté dans celui me déposant aux portes de Dodona. Il pleut, la lumière est enrhumé. Il y a un peu de brume, le site est magnifique, et rejoindre le ferry pour l’Italie deviendra alors le but de la journée.
Et ça et là, quelques photos, beaucoup de marche, un prêtre orthodoxe, une autre voiture, un bus et j’arrive a une nuit de Brindisi.
http://www.julpkraussimages.com/multiple23.html
Je viens probablement de réaliser la meilleure photo d’un bref passage en Grèce ou presque.  En fait c’était la veille : la coiffe d’une dame dans le bus… Peu importe si je considère seulement celles d’après, de l’autre côté de la mer. Aussi elles sont peu de souvenirs ces photos que j’apprécie tant, et très très peu nombreuses si de qualité.
La police, les putes, les reverbères, les furieux, les films, les anecdotes, etc, c’est une bonne farce pour gens de théatre, un bon plat de nouille pour les detracteurs du vaudeville. Et ceux qui se fliquent l’existence, ca vous flinguerait presque votre journée, ou bien votre nuit, comme avec ces faux patriarches grecs portes flingues. J’ai eu le privilège d’en croiser des tout aussi idiots à la frontière franco-espagnole, à  Jerusalem, Naples, Baltimore, Mitovitca, à Paris dans la Goute d’or ou encore dans le Dakota en plein Badlands. Et que ce soit le temps d’un quart de millénaire ou d’un épisode de Colombo, ca devient en défitinive assez vite lassant. A un certain degré, y en a qui appellent aussi ça de la manipulation, et le plus cocasse ou critique, c’est quand on est obligé d’en venir aux mains.
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“Slave trade”, la “traite des blanches” en francais : non ce n’est pas exactement ça. On dit “human trafficking”. Comment le photographier pour que ce soit quelque chose ? Je me le demande toujours. En descendant de l’Everest lors de mon incursion népalaise, j’ai rencontré deux personnes affrontant la question depuis plusieurs années. Cela pour dire qu’il n’y a pas que des rencontres sans conséquences.
Un problème d’étude dans la constance, la durée, souvent invisible comme le soleil chaque jour avant qu’il se lève, avec une éclipse de tremps à autre. Tres dur de voir à travers les mailles du filet quant la prédation émerge de partout, au dehors et en dedans.
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Les vendeurs ambulants du nord-est de la Grèce provoque aussi de la compassion (même sans musique), surtout quand les piétons en question sont des ‘gypsies’. Ca fait parti du paysage mais ça fond (mal)heureusement pas aussi vite que la neige en décembre ? Pourquoi en décembre et pas en Patagonie ? Parce qu’il y a réellement un problème de réchauffement climatique ?
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L’image des cheveux sous la robe de ma soeur dans les soirées bruxelloises ou encore d’un autre prêtre grec orthodoxe, cette fois à vous emmerder parce que vous prenez son chat en photo, n’a pas été completement reve. On s’en etait presque donné à coeur joie de visiter ces monastères sur stalagmites géantes, d’approcher le vide par grand vent avec un parapluie fermé (je me suis senti deux minutes comme Sherlock Holmes ce jour là).
Un minibus loué en tir groupé ‘érasmusant’, moi et le basque et trois étudiants visitant leurs consorts expatriés.
Le voyage d’Athènes aux Météores se déroula sans emcombre, pas de Vicar in tutu, juste Dido à la radio après la tombée du jour. Le chat et la souris à Delphes ou un oracle sans les mains. Le ciel était presque tout le temps gris, differents gris.
Rien de surnaturel, mais deux journées valables. Et la plaisanterie du ‘kinder’ : à la question “Quant vivre en France à nouveau et plus longtemps ?” que l’on me posa doucement, je repondis brillament : ”quand tu seras capable de monter le jouet surprise sans casser la coquille”.
Plutôt et plus tard pourquoi pas a San Francisco (et pas) BC (?)
48 heures plus loin et je suis transporté dans mon sommeil jusqu’à de louables rives italiennes, sur la voie romaine de l”irredemption’.
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Et le temps est au plus fort ce matin de décembre deux mille deux à Brindisi. Rien de spécial sinon des nuages multicolores juste avant l’arrivée au port, et plus tard un homme avec de la graisse sous les bras, qui m’indique qu’on ne parle pas aux femmes comme ça dans son pays. Sacré rigolo et drôle de drame pour pur sexiste aux manières de naguerre.
Suite à cette introduction désastreuse aux us et coutumes italiennes, je prends mes clics et mes clacs et un bus pour Rome avec pour seule compagnie un guide vert inutile.
L’anecdote du chauve furieux reste d’une importance toute relative, dans un pays où le cinéma est un truc très largement aussi vieux que le machisme. Cela dit, j’oubliai probablement trop souvent, à l’époque, de regarder les filles. Et en Italie leur statue est à peu pres aussi important que le Colisée, les pâtes et la douce théatralité des traditions, avec ou sans la voiture. Néanmoins Naples saura me reserver assez de moments agréables et de souvenirs recommendables.

On retrouve toujours un peu des autres chez les autres. En vacances ou dans la rue. C’est en traversant l’ex-Yougoslavie que je croise un monsieur du coin avec ses deux sbires, au volant et a la place du mort, et que j’apprecie l’italien dans toute sa simplicite. L’homme craque pour sa boutique de Milan et son fils qui revient d’un voyage scolaire à Paris. Tout ca conté dans cette langue que je comprends, mais ne parle malheureusement pas.

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La distance avec les choses permet toute réticence à prendre ou ne pas prendre, la photographie comme il conviendrait bien souvent. Il s’agit de savoir si le moment est valable plutôt que décisif. Et sans trop calculer, si appuyer sur le bouton, quoi qu’il arrive, en vaut la peine. Il n’y a aucun danger et puis ca peut parfois vite dégenerer en bagarre.
C’est presque arrivé il y a deux ans a Berlin. Alors que ces bouffons prétendaient avoir entendu un clic, ils voulaient appeler la police. A savoir qu’après un coup de pied mal placé, j’en avais tiré un par la jambe en descendant dans le metro…. ces oiseaux déguisés en punk, relativement éméchés, invoquaient le “droit” a l’image (?), et avec tout ce qu’ils pouvaient y mettre de germanique. J’aurai probablement dû invoquer le droit de vote, ou celui du FSB, spécialement durant la chute dans l’escalier. J’ai juste explicité à chacun de ces abrutis qu’ils pouvaient aller se faire voir eux et leurs ancêtres, chiens, femmes et enfants, dans le meilleur des mondes.
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http://www.flickr.com/photos/julkrauss/3081327745/sizes/o/

La meme réplique que j’avais quatre ans auparavant, octroyé a un espèce de beauf à Tel Aviv. C’était en fin de journée sur le marché en remontant de la plage. Evidement certains pourront dire qu’à l’époque je me preocupais du sort des racistes, ou/et integristes du poil au menton. Aussi il ne s’agit pas de faire l’apologie des bons sentiments, mais ce poilu vendeur de legumes allait ce jour là, enfourché un africain ou ce qui y ressemblait, pour une histoire d’oeuf ou de courgette.  Et primo : la future victime parlait francais, secondo : je le savais pour l’avoir rencontré quelque jours plus tôt ; je me suis donc interposé. Heureusement, il y eut aussi une grosse dame à s’en meler, elle non plus pas du coin, mais nettement plus polie.

http://julkrauss.blogspot.com/2008/02/gone-shopping.html

Tout cela étant véritablement passionant, ca vous fait relativiser quant a l’utilisation de votre appareil photo. En outre les rapports conflictuels avec les indiens ont été pour ma part totalement inexistants… Ces gens sont, semble-t-il, super zen, et en l’occurence avec l’europeen moyen. Et puis depuis Alexandre Legrand, ils sont habitués à les voir défiler les mecs de l’”occident”.

Cela dit, comme partout, il y a ces moments où ils veulent bien ou non se faire photographier les gens. Et dans tout ca, il y a ceux qui feignent d’oublier facilement que l’image à un prix ! Ou alors quand elle s’étale impassiblement sur l’ecran de l’appareil photo, le commentaire de la victime vous arrive aussi instantanément que ce bon vieux snapshot du milieu du siècle précédent.

La photographie digitale et sa contagion à toute forme d’appareil possible et imaginable, a déjà fait pas mal de dégâts et éradique toujours plus chaque jour qui passe. Presque trop nombreux parfois sont ceux de Nairobi à Calcutta, qui vous pointent leur téléphone sur le coin de la face comme s’ils travaillaient pour votre conseiller en image ou le coiffeur de ma femme. Ensuite il y a ces engrenouillés de francais qui se sont fait voter une loi sur le droit a l’image, même que Mussolini et son compagnonage futuriste n’en auraient pas voulu.

Naturellement je veux bien reconnaitre certains désagrements à se faire tirer le portrait comme ça, ni vu ni connu, comme si votre bureau était une bouche de métro,  mais une fois de plus, je ne me vois pas ditiramber sur les bienfaits de la photographie dite “sociale”. En même temps il y a trois ans et trois mois exactement, après  République, sur la rue Saint-Maur, juste avant Oberkampf, je me pointe chez l’EDF à trois heures de l’apres-midi, et qu’est-ce que je trouve sur le paillasson de la fée électricité ? Deux indiens déplumés du Bengal ou  du Bengladesh, et en pleine sieste sur des cartons du galeriste d’en face. Quelques jours plus tard, revenu sur les lieux du crime (z’avaient l’air tellement assommés à poing fermés qu’y avait pas vraiment mendicité), je nai pas manqué de mettre le cliché en boîte. A l’époque où Arcelor Mittal n’était juste qu’un peu plus qu’embryonnaire, ces dormeurs à la merci de la maréchaussée, n’avaient encore pu trouvé une canadienne et son sponsor tel MSF du très futur proche ministre des affaires étrangeres (françaises ?).

http://julpkrauss.blogspot.com/2007/01/house-is-not-home_10.html

http://www.flickr.com/photos/julkrauss/3660536475/sizes/l/
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J’ai donc quelque part, malgrè le droit a l’image, une photo de ces loustics du Pakistan ou de l’Hindustan. Et ce n’est pas pour dire que j’aurai peut-être pu rester là-bas pour en faire plus des rencontres orientales.
Aussi faudrait pas oublier qu’en Inde, c’est vous l’étranger. Et puis les touristes, s’ils ne sont pas tous missionnaires, et souvent en partance pour l’Asie du sud-est, ils ne sont malheureusement pas non plus, tous contre la pédophilie. C’est là que je deviens pro-Charlton Heston et même pire que ca. Quant bien même Ben Hur reste un de mes films prefere je ne tiens absolument pas à égarer l’improbable lecteur ou lectrice.
Donc pour faire court et en revenir à mes blanc-becs de moutons de touristes : dans un des deux pays les plus peuplés d’un monde (où l’homme le plus puissant est sensé être bicolore), le très très tres gros du troupeau n’est en général pas noir et bien gras du porte-monnaie à côté de l’immense majorité indienne. Et je sais qu’ils vont pas le dire, mais je suis sûr qu’il y en a pas mal que ça tracasse…
En outre moi je suis toujours près à entreprendre un  safari martien ou une expédition lunaire.
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